La grenouille amoureuse

Croate la grenouille était amoureuse. Elle était amoureuse et malheureuse. L’objet de son admiration, de son étonnement, de sa vénération, était une minette blanche. Une minette qui ne la voyait même pas. C’était une ineptie, au village des grenouilles. C’était une hérésie au village des chats. Quand on attrappait Croate en pleine escapade hors du marais, on lui titrait la langue. Quand on apercevait ses petites pattes vertes au village des chats, on lui montrait les dents. Ce n’était pas sa faute, tout de même, si Blanche était séduisante!

Un jour, alors qu’elle traversait le grand champ, elle se lamenta : « comme j’aimerais devenir un chat!… »

La voix tonitruante de l’effroyable, du terrifiant, du monstrueux épouvantail rose fit trembler les nuages : « Être ou ne pas être un chat, telle est la question. A l’entrée du village des chats, sur une balançoire, la se trouve l’objet de ton affection. Donne lui un baiser pour ta transformation. »

Après avoir longtemps sautillé, Croate trouva son aimée. Elle dit : « pardon, c’est mal poli et tout, mais je dois te faire un bisou. » Elle prit son élan, toutes pattes devant, et…

POUF.

Sur la balançoire, la princesse Blanche croisa les jambes, réajusta sa couronne, et regarda la princesse Croate de haut en bas : « Je croyais que je serai sauvée par un prince, moi. Mais bon. Ne restez pas plantée la. Courrez vite vous mettre un pantalon. »

orc complain

Aye good sir! It ain’t good bein’ an orc, these days! Because all the other races, they ain’t fair! They call ye stupid and ugly! And they look down on ye like it the normal ting! And they say it’s good to kill ye cuz they call ye evil and that’s mean!

We ain’t evil! Sometimes, we might eat a little girl or two, but that’s because we’s hungry! Them dark lords we work for, they don’t give us them fancy foods like bread and tings!

Last time, i told à gilly : « i won’t eat ye because ye’s ugly like me. » The gilly cries, so i eats her. See? We ain’t evil! We has a heart too!

Now, they get waaaay too nice with humans i say. A stinking drunken brute with a fur cloak they call a king, an’ bow to salute him too. A spoiled little gilly with a schrieking voice, they call a princiss, an’ treat her like a precious ting. But i had a princiss once, and she wasn’t even good food! All fat, no muscles. Nothing consistent enough to fill an orc’s belly properly. Don’t sound like quality food to me! Farm gillies more healty.

It ain’t good bein an orc, i say! We’s sport for heros, an game for wood elves, an slaves for bad wizids! An none will tell us a good word, cuz ooooooh it soooooo evil to have princiss!

The world ain’t fair, good sir! The world ain’t fair to us poor tings!

 

 

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Je suis l’eau

Je suis l’eau. Je boue sans brûler. Je bulle, et J’écume, et je fume, et je ne sais que couler. Je suis le tourbillon qui danse et la mousse qui monte. Je suis la bulle qui éclate en silence. Je suis le calme effervescent, le lisse dans le mouvement, je suis nectar, puis bulle, puis fumée. Et je monte, je suis plus légère qu’une plume, poussée par les courbes flutées du vent, de nuage en nuage, toujours plus diluée, toujours plus haut, toujours plus grise.

Et je suis la brise. Le souffle, l’inspir qui frôle, qui soulève avec douceur ce qui est léger. Je passe ai creux d’une oreille, dans le coin d’une feuille, sur le duvet d’un oiseau, dans le pétale d’une fleur. Les petites bêtes montent sur mon dos pour glisser dans la soie de l’azur, les lacs se rident d’une caresse de moi. Mon chuchotement subtil lévite un instant en effleurant les peaux, avant de s’évanouir dans les hauteurs, mystérieux et frêle.

Et je suis le ciel. Je suis celui qui voit de loin et de haut. Je suis l’ivresse, le repère, le refuge de l’oiseau. L’immensité placide qui sourit à la lumière. L’oeil qui veille dans le désert. Je suis la matrice des nuages, sans contrainte, sans limite, sans âge. Mes poumons expirent les étoiles, les pollens, et les plumes. Je veille sur le monde et je berce la lune. Et je bois les bruits perdus, les prières qui montent à mes oreilles.

Et je suis le soleil. Je coule, et je fume, et j’écume, et je ne sais que brûler. Dans le noir infini, je suis la chaleur, la lumière, et la vie. Je ne suis qu’explosions, matières en fusion, forces titanesques en ébullition. Je suis, énergie, force vitale, et destruction. Bruyant comme ce qui se consume, et paisible comme ce qui n’est fait que pour se consumer. Immense dans mon petit système, et minuscule dans ma galaxie à la fois. Et des planètes tournent autour de moi.

Et je suis…

– pénible! Ça fait des heures que vous encombrez le spa!

La bulle

Fermez les yeux. Faites une bulle. Ce n’est pas une bulle de savon qui éclate au moindre vent. Ce n’est pas non plus une bulle de chewing-gum qui peut se rouler en boule en vous collant. Faites une bulle, tout ce qu’il y a de plus propre, tout ce qu’il y a de plus sec, et installez-vous confortablement. Ah. J’oubliais : il faut qu’elle soit assez grande pour vous contenir, cette bulle. Ce n’est pas une bulle pour votre sac à main. Ce n’est pas une bulle pour votre tablette. Et de grâce, n’allez pas y enfermer votre chien. C’est comme une bulle d’oxygène, si vous voulez. Mais en mieux : en indestructible, insonorisé. Cette bulle est à vous. Personne ne peut y pénétrer.

Bon. Vous êtes prêt ? On se concentre. Oui, oui. Vous êtes dans le RER. Le trafic est interrompu. Vous êtes collé contre la vitre. Le passager derrière vous a un sac à dos qui est possiblement un sac de randonnée. Oui, il y a aussi une dame, quelque part, qui essaye de calmer un enfant qui hurle. Eh bien, justement ! C’est le moment de la créer, cette bulle. Un petit effort, que diable ! On ferme les yeux, et mentalement, on tend le doigt. L’index, d’accord ? La situation n’est pas une excuse pour avoir l’esprit mal placé. L’index, donc, est le doigt que vous tendez. C’est simple, en fait. Index tendu devant vous, vous tracez une ligne courbe, comme si vous aviez une craie. C’est vrai. Il faut reconnaitre que vous êtes un peu confiné. Imaginez une craie, alors. Elle se déplace toute seule, juste au niveau de votre nez. Elle part de la gauche et va vers la droite. Là, elle rase le cou du porteur de sac de randonnée. Elle continue jusqu’à ce que la courbe soit bien fermée. Insistez bien sur ses contours, que les parois de votre bulle ne laissent rien passer. Normalement, la courbe devenue cercle prend une troisième dimension. Comment ça, ça ne marche pas ? On s’applique ! Concentration ! Votre bulle n’englobe que vous. Rien ne peut vous atteindre. Vous êtes calme, et apaisé.

La lumière du RER vient de s’éteindre, et l’alarme sonne sans qu’il ne se passe rien. Le monsieur au sac de rando s’écrase littéralement contre vos omoplates. Vous pourriez faire un inventaire de ses affaires. L’enfant hurle toujours. Et voilà que votre bulle apparaît et disparait aussitôt, éclatée par toutes ces distractions. Vous n’êtes pas assez entrainé. Essayons de trouver une autre solution.

Vous êtes au Machu-Pichu. C’est un volcan, pas un Pokemon. Au Machu-Pichu, donc. Vous êtes au sommet. Vous voyez, le fonds du cratère plein de lave, comme il bouillonne. C’est comme dans le Seigneur des Anneaux, c’est vrai. Oui, vous pouvez choisir le Mordor si vous voulez. Enfin, vous êtes au-dessus d’un puits de lave incandescente, bouillonnante. Vous êtes sûr de ne pas vouloir être au Machu-Pichu ? Bon, bon. C’est vous le client, après tout. Le Mordor, donc. Jetez un petit coup d’œil mental à votre rame de métro. Vous voyez, le mioche qui hurle ? Vous le voyez ? VLAN ! Vous pouvez l’y balancer ! Le randonneur qui vous colle ? On commence par les chaussures à crampon qui écrasent vos talons. VLAN ! Vous les voyez fondre, avant de couler ? Le sac à dos, maintenant ! VLAN ! Ça a l’air increvable, ces machins, mais ça ne peut pas résister à la lave d’un volcan. Hop ! Hop ! Le bonhomme ! VLAN ! On l’entend hurler : « AAAAAAAAAAAAAAAGH ! » alors qu’il plonge dans la lave bouillonnante. Qui d’autre ? Qui n’en veut ? La dame qui râle, là-bas, au fond ! VLAN !

Vous avez compris le principe. Quand vous aurez fini de vous occuper des gens de la rame, vous pourrez balancer les passagers agglutinés sur le quai qui s’apprêtent à déclencher un pugilat. Vous pourrez étendre aux agents de la RATP. Vous pourrez également balancer leurs caténaires défectueuses. Et ce soir, vous n’hésiterez pas à pousser votre conjoint dans le Mordor s’il ose râler parce que vous êtes en retard pour le dîner.

Papa Soleil et Maman Lune

Un jour, Papa Soleil dit a Maman Lune :

« Nous avons trop d’enfants! Ils ne nous causent que des soucis! »

Maman Lune répondit :

– Si tu le dis, je suis aussi de ton avis. »

-J’ai une idée! Je sais comment nous en débarrasser! Nous allons les manger!»

-Manger ses propres enfants, c’est tout de même bien embêtant.»

-Je mangerai tes enfants!» dit Papa Soleil rassurant:

-Je t’enverrai les miens, et tu feras pareil.»

-Si tu le dis, allons-y.»

Papa Soleil envoya un de ses enfants. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il envoya un deuxième enfant. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il envoya un troisième enfant. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il fit tant et si bien, que quand il fut rassasié, il n’y avait plus d’enfant soleil à envoyer.

C’est pourquoi le jour, Papa Soleil est tout seul dans le ciel, tandis que la nuit, Maman Lune est entourée de ses enfants qu’elle n’a pas mangés. C’est pourquoi aussi, ayant découvert la supercherie, Papa Soleil, de furie, la poursuit.

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Courage, au pays du Grand Chaussette (les petites chaussettes bleues)

« Ignorants ! » hurlait le Grand Chaussette en fureur.

– Oh oui ! Oh oui ! » répondait la foule.

– Êtres inférieurs ! » reprenait il fulminent.

– C’est vrai ! C’est vrai ! » répondait la foule avec frénésie.

– Sous crottes d’écureuil ! »

– Ouais ! »

– Sous crachat de mouche enrhumée ! »

– Ouais ! »

– Sous vomi de moucheron macéré ! »

– Vous avez raison ! »

– Vous ne méritez pas ma présence ici ! Vous ne méritez pas ma sagesse infinie ! Je vous méprise profondément ! Je vous crache à la figure ! Je vous pisse à la raie ! »

– Encore ! Encore ! » scandait la foule en délire.

Le prix de l’entrée du temple avait encore augmenté. Le chevalier Courage revenait tout juste de sa dernière aventure.

« Vous êtes en retard. » remarqua l’aimable guichetier.

– Je combattais un monstre sanguinaire pour sauver le monde, désolé. »

– Ça me fait une belle jambe. Un retard, c’est un retard. Pour vous, le prix est doublé. » sourit l’aimable guichetier de toutes ses dents éblouissantes bien lavées.

Courage paya le prix fort. On le laissa entrer. En se prosternant devant la Chaussette des Chaussettes laissée sur Terre par le Sublimissime comme preuve irréfutable de sa présence vénérée, Courage remarqua que la princesse Fiou-Fiou avait disparu. Cette découverte ne manqua pas de l’alarmer. En sortant du temple, il sut qu’une autre mission l’attendait. Il rassembla Hum Hum, son fidèle écuiller, Miam, son dévoué cuisinier, et Zion, son fier destrier.

« Bon, ben va encore falloir taper le roi. » fit remarquer Miam.

« J’ai pas envie de mourir de faim, moi. »

« QUOIIII ?! » hurla le très honorable roi quand on lui fit savoir qu’on demandait audience. Il fallait le comprendre. Il était occupé à des affaires urgentes : il se passait de la gommina.

« On a enlevé votre fille, très honorable Sire. »

Le roi fronça les sourcils. Il fit appeler sa chère et tendre :

« Femme, vous avez vu Fiou-Fiou ? »

– Rustre, vous savez que je ne lui parle plus. »

– Ah oui, c’est vrai, vous ne parlez plus à personne. »

– Si je puis me permettre, » fit le laquet,

– Votre fille a effectivement disparu. »

– Ah bon ? » dit le roi Çémoi.

– J’avais pas remarqué. » dit la reine Mai.

Le roi bailla, et, donc, très affecté par la disparition de sa fille unique, jeta une bourse au preux chevalier.

« Je veux une rivière de diamants TOUT DE SUITE, SINON, JE HURLE ! » affirma la reine d’un ton autoritaire. On reconduisit les visiteurs à la porte. Il fallait respecter l’intimité du couple royal pour sa troisième scène de ménage de la journée.

dans la bonne contrée du monde à l’envers, à Toc-Toc-Au-Château ville, Lulule, une méchante princesse, tentait d’éduquer son dragon nain. Ce dernier rêvait d’une carrière de danseur étoile à l’opéra enchanté. Ce métier l’attirait d’autant plus qu’au cours de ballet, on lui avait chuchoté qu’il avait du talent et que son tutu rose lui seyait à ravir. Depuis, il avait accroché des pâquerettes géantes à ses narines, et marchait sur la pointe des pieds toutes la journée. Quand il crachait du feu, ses petites flammes roses formaient d’adorables cœurs vaporeux avant de s’éteindre. La pauvre princesse était désespérée.

« Je laisse tomber. » soupira-t-elle épuisée.

Courage, Hum-Hum, et Miam la retrouvèrent effondrée sur le trône. Ils lui expliquèrent l’objet de leur quête.

« On partira ensemble. » dit la princesse Lulule.

-Je vais récupérer mon mari. Vous savez ce que c’est, les princes. Surtout quand ils sont charmants, faut toujours leur courir après. Tenez, je vous fais cadeau de mon dragon, si vous voulez. »

Les compagnons, qui n’avaient pas encore vu la tête du dragon, acceptèrent avec plaisir, et louèrent sa grande générosité. Le lendemain, les trois larons et la princesse s’apprêtèrent à partir.

« Je suis fin prêt ! » chantonna le dragon d’une voix mélodieuse.

-Ah ouais… » souffla Hum-Hum atterré par cette vision.

-Mais qu’est-ce qu’on va en faire ? »

Lulule éclata d’un rire maléfique, et fila comme le vent pour récupérer son prince charmant.

« J’ai mal aux pieds… » grognait le dragon.

-Arrête de marcher sur les pointes ! »

-C’est de l’art, tu comprends pas. »

-Sois artistique en volant, alors. »

-J’ai le vertige, je peux pas. »

-C’est loin ? » grognait toujours le dragon.

-J’ai froid… »

-J’ai faim… »

-Je suis allergique à la poussière… »

-Je me suis cassé un ongle… »

-Je vais attraper un rhume… »

-On peut pas s’arrêter ? »

Et ainsi toute la journée. Les trois compagnons et leur dragon, donc, passèrent par Cool-Mimine, Balais-Sous-Les-Ponts, Cendrière, Sila-Est-Con, et Tuez-Keny. Le ravisseur devait forcément s’y trouver. Les compagnons eurent de la chance. Quand ils arrivèrent, il était 20h00, l’heure des informations à la criée. L’heure idéale pour obtenir des renseignements.

« Un chasseur sachant chasser sans son chien fit sécher ses chaussettes sur une souche sèche. Je répète : un chasseur sachant chasser sans son chien fit sécher ses chaussettes sur une souche sèche. » informait le crieur.

-Excusez-moi… » dit timidement Courage.

-Ah… Ah… On me dit dans mon oreillette… Flash spécial : ce matin, un lapin a tué le chasseur. Je répète : ce matin, un lapin a tué le chasseur. C’était un lapin qui avait un fusil. »

-Excusez-moi… » reprit Courage.

-Je cherche une personne qui a enlevé une princesse dénommée Fiou-Fiou ? »

-Oh, vous parlez de Greu ? » cria le crieur.

-Mais vous ne saviez pas qu’il comptait la sacrifier au Sublimissime à Chaussette Village ? »

Les trois compagnons n’avaient donc plus qu’à retourner d’où ils venaient. Leur crieur put informer les villageois que le lapin en question était recherché pour trafic d’armes. On fit circuler un portrait robot. Sur la place, le dragon dansait.

Dare dare, ils arrivèrent à Chaussette Village, et demandèrent un entretien d’urgence avec le Grand Chaussette. Malheureusement, ils était en pleine cérémonie.

« Vous êtes encore en retard. » remarqua l’aimable guichetier.

hum-Hum l’assomma avec sa massue. Ils n’avaient pas le temps de parlementer. Sur l’autel fleuri, la princesse Fiou-Fiou était attachée à un bûcher, et souriait aux paparazzis avant d’être immolée.

« Mort à Fiou-Fiou ! » déclamait le Grand Chaussette solennellement.

-Mort ! Mort ! Mort ! » scandait la foule.

-Pour le Sublimissime ! »

-Ouais ! »

Courage monta sur l’autel, épée hors du fourreau en hurlant :

« Non ! Vous n’immolerez pas cette vierge innocente, car… C’est mal. »

-Et alors ? » fit le Grand Chaussette en haussant les épaules.

-Ben quoi ? » s’enquit la foule.

Courage détacha la princesse Fiou-Fiou.

« Ah bah non ! » dit la princesse.

-C’est le rôle de ma vie. Je vais quand même pas rater ça ! »

-Si je puis me permettre, » suggéra Hum-hum.

-On veut vous brûler. »

-Mais je serai célèbre. »

-Dans ce cas… »

Pour une fois qu’il avait un public, le dragon ne out s’empêcher de monter sur l’autel pour faire quelque pas chassés.

« Oh, comme il est mignon ! » s’extasia la princesse.

-Quelles pâquerettes magnifiques ! Ce tutu vous sied à ravir, monsieur Dragon ! » Elle résolut :

-Bon je veux bien que vous me libériez, si je peux l’emmener avec moi. »

-Bah voilà, il a une utilité ! », fit Miam.

-Attendez ! » s’indigna le Grand Chaussette.

-Moi, il me faut quelqu’un à sacrifier ! Vous cassez mon effet, là ! »

-Ben oui ! » grogna Greu en enlevant sa cagoule de bourreau :

-J’ai du boulot, moi ! »

– Je veux un diadème en or TOUT DE SUITE, SINON, JE HURLE ! » s’exclama la reine en se tournant vers le roi.

Du coup, tout le monde partit pour préserver l’intimité du couple royal, et la princesse Fiou-Fiou ne fut pas exécutée.Elle emmena le dragon dans son château, où il fit de très remarquées représentations. Après cette expérience traumatisante, le dragon renia la Chaussette des Chaussettes, et se laissa enrôler dans la secte du Tout-Va-Bien, où ils étaient pour les fleurs, contre la violence, et les ongles cassés. Courage, Hum-Hum et Miam décidèrent d’être athée. La reine finit par obtenir sa rivière de diamants et son nouveau diadème en or. Lulule ramena son prince charmant par la peau des fesses à la maison. Le lapin meurtrier fut retrouvé, jugé, et écroué. L’aimable guichetier monta un syndicat. Le roi discuta avec le Grand Chaussette des candidates pour le prochain grand sacrifice, et laissa entendre que sa femme devrait être en tête de liste.

Procès d’un chien

Dans la Myriade Enchantée, chaque village avait ses trois Bulles : la Bulle métaphysique blanche, la Bulle politique noire et rouge, et la Bulle de justice, transparente, en général. Dans le Village des Colombes, dans la Bulle centrale du grand château de verre, un procès avait lieu. Sa Transparence, le grand juge du village, avait revêtu une invisibilité de circonstance. Les maîtres Chéréson et Tator avaient préparé leurs arguments. Les témoins s’étaient pomponnés pour l’occasion. On avait déployé le tapis infra-rouge pour les invitées d’honneur, des personnalités universellement connues en tournée pour la campagne électorale de la Reine des Princesses. Solennellement, tous avaient prit place.

« Accusé Wouf, à la barre, s’il vous plait. »

L’accusé Wouf fit un pas en avant, et se cogna le nez contre la barre de verre. Les jurés, Mia, Mieu, Myi, Mio, Miu, et Myigrec, se toilettaient en coeur avec leur patte, et ajustaient leur monocle sur leur nez.

« Vous êtes accusé d’avoir commis un acte d’une extrême violence sur la personne de l’innocent petit chat Miou, en le mordant derrière les oreilles. La victime réclame réparation pour sa terrible blessure, que l’expertise a révélé faire au moins 2 millimètres de longueur, un millimètre et demi de large, et atteindre au moins la profondeur d’un quart de millimètre. »

– Myi ! Myi ! » s’écrièrent les jurés indignés :

– Miéchant Wouf ! Miettez-le au cachot ! »

Le fait était qu’on ne pouvait pas contredire une expertise formelle au miroir magique. Il y avait bien eu morsure. Les dommages causés à Miou étaient indéniables. Maître Chéréson prit une grande inspiration, et dit d’un souffle :

« Votre Transparence, messieurs les jurés, l’accusé Wouf, de la race CANINE, avait AVANT cet incident terrible certaines tendances à l’agressivité. J’en veux pour preuve l’OS, pièce à conviction de 5 centimètres de longueur et d’un de large que nous avons trouvé dans la forêt du château de son maître. »

– Myi ! Myi ! Myisérable ! » s’écrièrent les jurés.

« DE PLUS, au risque de décourager mon… Hum hum… CONFRÈRE, je tiens à souligner que l’accusé en question a pour cousins éloignés une espèce qui nous donne à tous la chair de poule : LES LOUPS, Votre Transparence et messieurs les jurés. Vous avez bien entendu : monsieur Wouf ici présent à pour relation, que dis-je pour FAMILLE, les plus redoutables créatures de notre juridiction. »

– Myiiiiiiiiii… »

Les jurés hérissaient les poils d’horreur. On eut dit la pièce remplie d’électricité statique. L’accusé Wouf, qui avait un très bon odorat, sentait très mal cette affaire. Maître Tator s’exclama :

« OBJECTION, Votre Transparence ! Maître Chéréson, mon hum hum… confrère à TORT, si je puis dire, de violer par ses propos l’article 4 milliards de la section hirondelle du Grand livre des Bulles. L’article en question, si je ne m’abuse, interdit toute discrimination espéciale dans la Myriade Enchantée. De plus, je tiens à souligner que les loups sont des cousins ÉLOIGNÉS de mon client. J’en veux pour preuve le fait qu’il ait été DOMESTIQUÉ par un prince de bonne réputation. J’appelle le prince Rayonnance à la barre. »

Rayonnance fit un portrait des plus flatteurs de son chien Wouf : non, il n’avait jamais eu de problème avec ce chien. Il était de bonne compagnie, correctement docile, malgré quelques écarts de gourmandise, d’où l’os du jardin, supposait-il, mais il n’avait plus à le réprimander pour autre chose. Wouf était un bon chien, un anti loup, un agneau, pour ainsi dire.

Maître Tator était satisfait. Il s’appliqua ensuite à dresser un portrait des plus défavorables de la victime, portrait qui fut copieusement hué par les jurés.

Maître Chéréson rappela à l’audience que le pauvre Miou était la victime de cette violence sauvage et non l’accusé dans cette affaire. Puis, il appela Cruella Denfer à la barre, une honnête commerçante de l’industrie textile du village des Colombes, qui dénia le portrait infâme que l’on faisait de son petit Miou, innocente victime de la barbarie de ce Wouf sans coeur. Elle parla en termes élogieux de son petit Miou, et affirma avoir vu de ses yeux le forfait terrible, ce à quoi les jurés ne purent s’empêcher de s’écrier :

« Myisérable ! Punissez-le comme il le miérite ! »

Sa Transparence jugea que ni les dires de Rayonnance ni ceux de Cruella n’étaient impartiaux. Il demanda l’avis suprême des invitées d’honneur.

Cendrillon se leva bien vite, se mit devant l’audience, et soupira avec emphase :

« Pauvre petit Miou ! »

Ce après quoi elle s’évanouit pour montrer l’intérêt qu’elle portait à l’affaire. On se précipita sur le corps inanimé de Sa Grâce Fragile, et on la porta dans un coin pour l’éventer.

Puis, Blanche Neige se leva et se mit devant l’audience à son tour. Elle aurait bien voulu défendre Miou, mais la place était déjà prise. Elle examina la blessure, et dit doucement :

« En tout cas, ce n’est pas une morsure d’animal sauvage. Je puis vous me dire avec certitude car j’excellais dans le cours d’élite comment vivre au milieu de la forêt sans se faire agresser par les animaux sauvages. Ma… Hum hum… Consoeur ici présente n’a suivi que le cours comment rester humble et digne avec une belle-mère et des belles soeurs maléfiques... »

Cendrillon se réveilla d’un coup, et dit de sa voix claire :

« D’ailleurs, si vous votez pour moi à l’élection de la Reine des Princesses, le divorce sera bientôt instauré dans Cendrillonland, Blancheneigeland, et bientôt dans toute la juridiction. »

– Blancheneigeland est MA métropolis, espèce de pomme venimeuse ! » s’insurgea Blanche Neige.

– Votez pour moi ! Pas pour cette usurpatrice ! »

– Tu veux que j’te balance ma chaussure de verre dans la figure ?! »

– Viens ! Viens te battre ! J’te prends maintenant, là, quand tu veux ! »

Blanche Neige crêppa littéralement le chignon de Cendrillon, Cendrillon arracha sans ménagement le beau ruban de satin rouge de Blanche Neige. Elles se roulèrent par terre dans la cohue générale, se tirant les cheveux, se griffant, se mordant, s’arrachant mutuellement leurs jolies robes très chères, tant et si bien, que sa Transparence dût intervenir, et les faire traîner de force au catch dans la boue-pas-trop-sale pour princesses qui était prévu pour ce genre d’incident malheureusement fréquent. La moitié de l’audience partit pour les voir se battre.

Après les lumières apportées par Ses Grâces Fragiles, les jurés décidèrent que Wouf était coupable. Sa Transparence allait trancher, lorsque maître Tator usa de son truc de dernière minute qui marchait malheureusement peu souvent : il attrappa un pan de la blessure a l’oreille de la victime, et… Il se trouva que cette fois, il avait raison : la blessure était fausse. Lorsqu’on se tourna vers le miroir magique, il répondit :

« Vous m’avez demandé les dimensions de la blessure, pas si c’était de la peau ou du plastique… »

On passa bientôt à l’affaire de madame l’Oie, qui niait avoir des dettes de jeu. Veaux, vaches, cochons, et poulets entrèrent dans la salle.

La puce critique – Harry Potter

Bonjour ! Aujourd’hui en bonne voie dans mon tome 7, je vous fais mon retour sur Harry Potter.


Résumé :
Harry Potter est un orphelin qui vit avec son oncle, sa tante, et son cousin dans un placard (pas les autres! Lui, hein?!). Le jour de ses 11 ans, il découvre qu’en fait, il est un sorcier, qu’il est riche et célèbre, et qu’il est d’office accepté dans une école de magie prestigieuse. Il profitera bientôt de son nouveau statut (et du favoritisme évident dont il bénéficie) pour oublier totalement le sens du mot DISCIPLINE et s’attirer des ennuis. Il est suivi dans ses aventures par une jeune fille admirablement raisonnable, étant donné les mauvaises influences dont elle s’est affublée, et d’un jeune garnement aussi tête brûlée que lui. Un jeune homme de bonne famille (certes un peu snob et légèrement molduphobe sur les bords) et un professeur clairvoyant (qui souffre d’un déficit de popularité) tentent d’alerter les autorités. Mais de toute évidence, le directeur de l’école tient à ce que ses élèves se mettent en danger.
Oh, il y a cette histoire de mage noir qui a tué les parents de notre héros, et qui compte bien revenir pour l’assassiner, mais EST-CE une raison pour traîner la nuit dans les couloirs, ce qui est parfaitement contraire au règlement?! Je ne pense pas, nan!


Retour :
J’ai adoré adorer : Hermione Granger, et le professeur Rogue (qui selon ma théorie personnelle, a EN FAIT décidé de s’enfuir de cette école de fous à la fin de l’œuvre, et coule présentement des jours paisibles à Paris, à Notre Dame, précisément, où il y a un passage entre deux gargouilles vers un donjon sombre et mystérieux tout à fait à son goût. Il écoute du death métal sorcier, lit beaucoup, et boit du rouge).


J’ai adoré détester : Dolores Ombrage (selon ma théorie personnelle, c’est ELLE qui a jeté un sortilège de Feudeymon à la cathédrale : elle déteste le death métal).


M’a tenu en haleine : la propension hallucinante de ces gamins à risquer leur vie à tout bout de champ.


M’a barbé au plus haut point : le Quidditch! Le titre de la franchise aurait dû être : « Hermione Granger trouve encore la solution! Mais… Oh! Harry Potter, sur un balais! »


J’ai apprécié : le style qui suit la maturité des personnages, et la description si juste de l' »esprit ado ».


J’ai moins apprécié : trop de quidditch n’a malheureusement pas tué le quidditch. Pourtant, à ce niveau de quidditch, le quidditch aurait dû trépasser. Mais non! Le quidditch est immortel! Le quidditch est indestructible! Le quidditch renait constamment de ses cendres, comme le phoenix! 150 points en moins à Griffondor, pour la peine!

Les étoiles vont mourir

Après une coupe de champagne, elle s’essuya délicatement la commissure des lèvres, et roucoula :

« Le crime ne paie pas. » sourire :

-Assez. »

-Nous, nous vous paierons très bien, chère Petrouchka. » lui répondit-on avec un accent arabe prononcé. On écrivit un chiffre sur un papier. On le lui tendit.

« Oh, » fit Petrouchka en secouant sa chevelure blonde ordonnée.

« Nous pourrons peut être nous entendre, dans ce cas. »

Pendant ce temps-là, Rick Segal appliquait délicatement sa gomina. Il fit bouger ses pectoraux d’acier, enfila son costume Dior blanc immaculé tout neuf, ses chaussures en croco, et ses lunettes Armani. Il se lança un sourire étincelant, et se fit un clin d’œil dans le miroir.

Dans la réception branchée, une blonde était assise au bar. Pulpeuse. Robe de velours rouge seillante au décolleté échancré, escarpins assortis, rouge à lèvres écarlate. Rick Segal s’avança. Tout à fait le genre de fille qui lui plaisait.

« Une vodka sec pour la demoiselle. » ordonna-t-il au barman en claquant des doigts.

-Vous avez l’air bien sûr de vous. »

-C’est que j’ai du goût, en ce qui concerne les femmes. »

Rick fit ce haussement de sourcil auquel aucune femme ne résistait. Le petit sourire de la jeune femme s’accentua. Elle lui tendit la main :

« Je me présente : Petrouchka. »

Après une nuit torride, Rick se réveilla seul, et… Son coffre fort avait été cambriolé ! La clé contenant des informations top secrètes sur la N-CRO-4-PTT ! c’était une nouvelle bombe révolutionnaire à destination de l’armée ! Cette blondasse la lui avait piquée !

Dans une grande pièce grise sans décoration et sans autre ameublement qu’une table immense de même couleur avec trois chaises, Rick était assis sur celle du milieu. A sa droite, Hunter, son coéquipier en chemise hawaïenne. A sa gauche, Rat, un informaticien à lunettes hublots et à cheveux gras. Une grosse voix métallique demanda :

« Agent 069, la clé est-elle en sécurité ? » Rick répondit avec assurance :

-On a forcé le sas de sécurité dans lequel je l’avais mise. Ils étaient nombreux. Et armés. »

-En effet. » répondit la voix métallique en projetant un gros plan du décolleté de Petrouchka sur le mur gris.

-Bon, ça va… »

-Une organisation terroriste dirigée par un certain Scorpion Noir va tout tenter pour voler la N-CRO-4-PTT et détruire la Maison Blanche. Votre mission, si vous l’acceptez, sera de l’en empêcher. Ce message s’autodétruira dans 5- 4- 3- 2- 1… »

-Bonne soirée, patron. »

On donna à chaque membre de l’équipe une voiture neuve, un équipement de protection pare-balle, dix mitraillettes toutes neuves, des munitions, des ventouses pour tenir sur le plafond, une caisse de grenades, un costume sur mesure tout neuf, et un déodorant très efficace. Enfin… Rat eut droit à un nouvel hélicoptère et à un nouveau PC.

Rat détecta les terroristes. Ils étaient au Soudan, dans un restaurant libanais.

Le bitume chauffait, les pneus crissaient, les doigts d’honneur des chauffeurs excédés fleurissaient, les carambolages s’amoncelaient. Hunter suait à grosses gouttes, et son costume tout neuf se tachait d’auréoles foncées sous les bras. Rick avait repéré dans une voiture de sport une magnifique blonde avec un brushing impeccable : Petrouchka. Rick s’engagea sur un pont. Elle jeta derrière elle une grenade maison. Rick accéléra. Le pont explosa. La voiture, lancée à pleine vitesse, avançait, suspendue dans les airs. Hunter hurlait :

« On va tous mourir ! On va tous mourir ! »

Et la voiture atteint l’autre coté. Finalement, le bolide de Petrouchka disparut dans un tournant sombre. Rick s’y engagea. Devant une porte de garage, il s’arrêta. Il mit ses lunettes de soleil, sortit de sa voiture avec une de ses mitraillettes neuves, posa, et… Reçut un coup à l’arrière du crâne.

Rick était ficelé sur une chaise fort inconfortable dans une pièce noire. Quand il se réveilla, Petrouchka le dévisageait. Il sourit avec assurance. Ah, c’était les risques du métier. Il s’en sortirait.

« Votre goût pour les jolies filles vous perdra, monsieur Segal. » susurra-t-elle.

-Il est à vous. » lança-t-elle à la pénombre.

-YAAAAHAHAHAHAAAAA ! » jubilait le Scorpion Noir.

-Les étoiles vont mourir ! La maison blanche est à moi ! A MOIIII ! » Rick haussa le sourcil :

-Que puis-je faire pour vous ? Puisque je suis toujours vivant, je suppose que vous avez toujours besoin de moi ? »

-Nous avons subtilisé la N-CRO-4-PTT ! YAHAHAHAAAAAAA ! C’est quoi le mot de passe de la clé ? »

-Alors là, vous me vexez. Je ne donne jamais d’information confidentielle sans avoir été au moins un minimum torturé. »

A la vérité, Rick n’en savait fichtre rien, mais les terroristes n’étaient pas obligés de le savoir. S’ils s’en rendaient compte, ils risquaient de le tuer. Il y avait plus grave : en le traînait jusqu’ici, on avait tâché son costume neuf.

« Ma vie pour une manucure… » pensa-t-il découragé.

Normalement, c’était le moment que choisissait Hunter pour venir le sortir du pétrin.

« Eh chef ! Chouf ! Il y a un type qui marche avec des ventouses au plafond… »

Rick fut déçu de voir son acolyte enfermé avec lui. Ce serait plus difficile de s’en sortir. Il y avait pire : le déodorant qu’on lui avait donné commençait à flancher, après plusieurs heures dans cette fournaise souterraine. Et Rick Segal ne sentait JAMAIS mauvais. Cette fois, ils étaient cuits.

Petrouchka se tourna vers le Scorpion Noir :

« Je vous ai donné la clé, et vous avez Rick. Où est mon argent, maintenant ? »

Cela remonta un peu le moral de Rick de voir Petrouchka enfermée avec lui.

« C’est quoi, ce binz ?! » s’exclama-t-elle fort contrariée.

5 minutes plus tard, elle parvenait à se libérer. Elle hésita, avant de libérer Rick et Hunter. Ce n’était pas une mauvaise idée : il fallait bien canarder à la ronde, avant d’atteindre l’hélicoptère de Rat.

« Vous en avez mis, du temps ! C’est qui, celle-là ? »

Petrouchka était tellement énervée qu’elle vida tout le stock de grenades sur le bâtiment. D’en bas, les mitraillettes des terroristes résonnaient.

« Vous vous rendez compte qu’ils ont le N-CRO-4-PTT, et qu’ils ne leur reste plus qu’à craquer le code de la clé ? » fit remarquer Rick en passant.

-Vous croyez que je vais les laisser obtenir ce qu’ils veulent après ce qu’ils m’ont fait ? » répliqua Petrouchka vexée en sortant la clé de son soutien-gorge à balconnets.

-Aucune morale ! Aucune fiabilité ! Je vais les pourrir sur le dark net ! Ils ne sont pas prêts de retrouver une cambrioleuse pour les aider ! »

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