The cheap weirdos

La rencontre

Pensionnat privé pour garçons. En 6e, un gamin maigre comme un clou répond à ses professeurs. En 5e, un autre dort très régulièrement en classe. En 4e, on renvoie un troisième gamin pour avoir frappé un de ses camarades. Pas vraiment un conte de fées. a force de passer des heures de colle ensemble, ils finissent par devenir copains. ça aurait pu s’arrêter là. Ben non. Les trois gamins décident de monter un groupe de rock. Un délire d’ados. Une vraie blague, au départ. Ils se font appeler Dalton, Sleepy, et Trash, et se déhanchent dans les rues de la ville avec un sac poubelle sur la tête. Pas de quoi fouetter un chat , Ben si.

Le groupe

Vous prenez les jeans troués et les pulls ratés par mamie de Nirvana, la voix d’outre tombe du chanteur des Rammstein, vous mélangez ça avec des instruments trouvés dans les poubelles de votre quartier. Les sacs poubelles sur la tête pour faire des économies sur l’eye liner. Pas le groupe à gros budget. On ne peut pas dire qu’on craque sur leur belle gueule joliment maquillée.

Mais ça marche !

Pourquoi ? Parce qu’ils évitent les refrains prémachés sur leur adolescence difficile ? Parce qu’ils ne renient en rien leur idéalisme je-m’en-foutiste limite sectaire ? Et surtout, qui ? Qui peut bien vouloir écouter des activistes fous en sacs poubelles au sens de la mode plus que relatif ? Nous. Comment ? En se faufilant dans des squats arty, évidemment.

Parcours musical

Au début, la petite bande se réunissait chez Trash. Il y avait tout ce qu’il fallait dans la cave, et ils faisaient enrager les voisins d’à coté. Dalton avait un sens du rythme de tortue mauricienne, Trash était tout juste entrain de muer, et Sleepy jouait de la guitare au moins aussi bien que ses pieds. Autant dire qu’au départ, c’était pas gagné.Ils en ont tout de même eu assez de se casser les oreilles mutuellement, et ils se sont mis à pratiquer plus sérieusement.

Ils se nourrissent de leurs voyages en sac à dos. C’est après leur premier tour du monde qu’ils sont devenus des activistes fous, et qu’ils ont trouvé leur dernier nom de groupe en date : les Cheap Weirdos.

Trash

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Papa était ingénieur agronome, et maman était architecte paysagiste. Autant dire que dans la famille, l’environnement, on connaissait. Autant dire aussi qu’il n’était pas destiné à devenir la figure de proue d’un groupe grunge, notre Trash. Il devait devenir ingénieur comme papa. On le destinait à une vie bien rangée. Raté.

Trash est l’intello de la bande. Il décroche même une licence d’économie. Mais ça n’est pas son truc. Il vire donc philosophe, puis rencontre un groupe d’hurluberlus freegan. Pourquoi donc continuer de philosopher, quand on peut s’en prendre joyeusement aux poubelles d’un supermarché ?

Notre rebelle dans l’âme se fait régulièrement arrêter pour trouble à l’ordre public. C’est un fervent adepte de l’Église de la Très Sainte Consommation, et à ses heures perdues, il tombe régulièrement en extase devant des rayons de papier toilette, de livres Arlequin, ou de Belin petit déjeuner. Perturbant pour la clientèle, mais les videurs doivent bien trouver à s’occuper.

Sleepy

sleepy

Les parents du plus peace and love du groupe ont été hippie. Elle est fleuriste, il est gérant d’une boutique bio. Avec de tels parents, Sleepy ne pouvait pas être un énervé.

N’étant pas assez énervé, donc, pour le système scolaire, Sleepy, après avoir passé son bac, cultive (c’est de cas de le dire) ces talents botaniques… Et se fait arrêter. On l’accuse de dealer. Alors qu’il ne fait que distribuer ses plants de cannabis. Tout en générosité.

Fidèle à lui-même, Sleepy se fait régulièrement taper sur les doigts pour exhibitionnisme lors de manifestations contre la faim dans le monde, et pour la paix. Alors que la nudité, c’est naturel.

Dalton

dalton

Cendrillon des temps modernes au masculin, le petit Dalton est né d’une mère alcoolique et d’un père fantôme. Il se retrouve dans une famille d’accueil, puis une autre… Non. On rigole. Papa est militaire. Le garçon a juste développé une allergie à l’autorité.

Dalton, après une scolarité en dents de scie, réussit à passer un bac pro, puis à trouver un patron pour devenir apprenti plombier. Résultat, il pète vite un câble, bien sûr. Puisqu’on vous dit qu’il est allergique à l’autorité. De patron en patron, il enchaîne les petits boulots. Et se déchaîne sur sa batterie. Et marche en tête de toutes les manifestations anar qu’il peut trouver.

On ne compte pas le nombre de fois où Dalton s’est fait arrêter pour violence sur la personne de policiers. La fois où il s’est jeté sur un chasseur pour lui mordre l’oreille jusqu’au sang restera dans les anales longtemps.

Discographie

1- Ma poubelle m’a dit

2- Mon Dieu ! Sauve les bouseux !

3- Oh, ça c’est le petit Bush

4- Le coca est mon meilleur ami

5- Junkie juvénile

6- Laisse les meuh meuh tranquilles.

7- Je bois du lait… Et j’ai des allergies

8- Le fric, le fric, le fric

9- Les mecs, ça chauffe

10- J’aime les animaux, donc je les tue

11- Le p’tit chap’ et blanche nouille étaient goth

12- Ma p’tite centrale

13- Oh, Sarah!…

Guerres de jardin

« Alerte ! Alerte ! Le chef de la cinquième infanterie a eu un accident ! »

– C’est horrible ! Que lui est-il arrivé ? »

-Il s’est prit dans une toile d’araignée ! »

-Misère ! Qu’en est-il de l’opération barbe à papa ? »

-C’est un fiasco. Peu d’avancées dans le territoire de la Foire du Trône, et nous déplorons beaucoup de pertes moucheronnes, qui, enlisées dans les méandres du labyrinthe rose, ont succombé à l’appel du sucre ! »

-Quelle horreur ! Que faire ? Il doit y avoir un moyen. Je suis sûr que nous pouvons conquérir la Foire du Trône… »

Le chef des armées moucheronnes nota tout de même dans son carnet de bord : Opération barbe à papa, fiasco. Attention, les barbes à papa sont des pièges très sophistiqués. Ne pas sous estimer l’ennemi ! Il préparait la stratégie d’un nouveau plan d’attaque appelé opération pomme d’amour, quand soudain, des cris terrifiés retentirent dans la base moucheronne :

« Repli ! Repli ! Attaque de coccinelles ! »

En effet, les monstres à poids noirs s’avançaient dans le nid de feuilles, avalant tout sur leur passage. Un carnage ! Il fallait bien le dire : La chance n’était pas de leur coté. Pour éviter la catastrophe, le chef des armées décida que ça n’était pas le bon jour pour s’attaquer aux pommes d’amour. Par contre, l’opération « pic nique » était tout à fait réalisable. Après tout, c’était bien leur territoire que l’on envahissait. Restait, en ce jour funeste, à galvaniser les troupes.

« A vos marques… Prêts… Volez ! »

Pas de chance : C’était justement le jour qu’avaient choisi les mouches vertes pour faire leur grande course annuelle du noisetier à l’épicéa dont la récompense n’était à manquer pour rien au monde : Un délicieux tas de fumier encore chaud attendait le grand vainqueur de la course. Un lot de prestige ! Autant dire que la concurrence était rude. Certaines mouches venaient de très loin pour prétendre au titre honorifique et s’assurer un retour triomphant parmi leurs congénères. Il y avait une foule incroyable, là haut, un véritable bouchon aérien, impossible de passer. Et ça n’était pas demain qu’on allait convaincre les mouches vertes d’interrompre une course de cette importance : Depuis la Grande Bataille des Saules Pleureurs, les deux peuples étaient en froid.Mais un jour, il les aurait !

Le chef de la communication essayait de trouver un moyen de préparer les troupes à la prochaine grande épopée. Il commençait à y avoir des grognements, parmi les veuves éplorées. Peut être faudrait-il leur expliquer, par exemple, que les mouches vertes avaient inventé un nouveau venin foudroyant dans leurs récentes mutations, et que ledit venin pourrait anéantir le jardin… Ou qu’elles étaient les machiavéliques instigatrices des attentats suicides des abeilles contre les êtres humains, qui se faisaient exploser le dard dans les peaux calleuses pour la reine. Il y avait forcément une conspiration politique derrière tout ça. Les experts pourraient prouver facilement que c’était pour remonter jusqu’aux moucherons, évidemment. Les manipulation insidieuses des mouches vertes étaient même parvenu à convaincre les humain de fabriquer des pièges redoutables nommés Barbe à papa, et beaucoup de braves soldats étaient morts en se battant contre la coalition inter espèce. Oui, ils étaient tous contre eux, contre eux qui se battaient pour l’Honneur et la Justice, contre eux, les représentants de la civilisation, c’était un véritable complot ! Le chef des armées moucheronnes était inspiré. Cela ferait, certes, un beau discours, mais quand ces horribles mouches vertes cesseraient-elles de bloquer le passage en bourdonnant comme des aspirateurs déchaînés ? Insupportable ! Assourdissant ! Il n’y avait que des mouches vertes pour faire pareil vacarme ! Il fallait voler à raz le sol.

Tout en bas, deux fourmis étaient en pleine discussion politique :

« Bon, tu me laissera porter ce morceau de sucre, oui, ou non ? »

-Ah, non ! Tu m’avais dit que tu porterais la miette de pain ! »

-Radine ! »

-Feignasse ! »

Et soudain, toutes antennes levées : Mais pourquoi les moucherons volaient-ils aussi bas ?

A présent, il fallait atteindre le platane. Ouf ! Enfin un lieu calme et sûr ! On réinstalla le village moucheron sur le platane, et le chef des armées pu achever de préparer son discours. Le débat s’annonçait houleux et polémique : Une défaite et une attaque de coccinelles, ça faisait beaucoup, tout de même, il y avait de quoi décourager les troupes… Il y avait de grogne parmi les veuves éplorées. Le chef des armées avait vraiment un problème. Il y avait, certes, eu quelques victoires, mais ces guerres à répétition ne faisaient pas bouillir la marmite, et qui plus est, cela leur jouait des tours : Après le temps des victoires, venait le temps des défaites à répétitions.

« Boucher ! Assassin ! Meurtrier ! »

-… De notre belle nation moucheronne… »

-Qui nous rendra nos fils et nos maris ? »

-… Une conspiration… »

-Qui rétablira notre économie ? »

-… Malgré les pertes déplorées… »

-Ces- sez le carnage ! Il faut faire le grand ménage ! Ces- sez le carnage ! Il faut faire le grand ménage ! »

Déjà, une manifestation pacifique se mettait en place autour du platane : Les veuves éplorées faisaient la grève de la faim, les moucherons mâles qui restaient se juraient de ne plus manger que des feuilles cultivées bio, et on chantait contre les méfaits du sucre qui créait des comportements agressifs et avait rendu le chef des armées complètement fou. Le chef de la communication se sortit de l’embouteillage de mouches vertes juste à temps pour dire :

« Mais non ! C’est la faute des mouches vertes ! Elles veulent détruire le peuple moucheron en nous mettant les uns contre les autres ! »

-En avant pour l’épicéa ! »

Hurla la foule.

La grenouille amoureuse

Croate la grenouille était amoureuse. Elle était amoureuse et malheureuse. L’objet de son admiration, de son étonnement, de sa vénération, était une minette blanche. Une minette qui ne la voyait même pas. C’était une ineptie, au village des grenouilles. C’était une hérésie au village des chats. Quand on attrappait Croate en pleine escapade hors du marais, on lui titrait la langue. Quand on apercevait ses petites pattes vertes au village des chats, on lui montrait les dents. Ce n’était pas sa faute, tout de même, si Blanche était séduisante!

Un jour, alors qu’elle traversait le grand champ, elle se lamenta : « comme j’aimerais devenir un chat!… »

La voix tonitruante de l’effroyable, du terrifiant, du monstrueux épouvantail rose fit trembler les nuages : « Être ou ne pas être un chat, telle est la question. A l’entrée du village des chats, sur une balançoire, la se trouve l’objet de ton affection. Donne lui un baiser pour ta transformation. »

Après avoir longtemps sautillé, Croate trouva son aimée. Elle dit : « pardon, c’est mal poli et tout, mais je dois te faire un bisou. » Elle prit son élan, toutes pattes devant, et…

POUF.

Sur la balançoire, la princesse Blanche croisa les jambes, réajusta sa couronne, et regarda la princesse Croate de haut en bas : « Je croyais que je serai sauvée par un prince, moi. Mais bon. Ne restez pas plantée la. Courrez vite vous mettre un pantalon. »

orc complain

Aye good sir! It ain’t good bein’ an orc, these days! Because all the other races, they ain’t fair! They call ye stupid and ugly! And they look down on ye like it the normal ting! And they say it’s good to kill ye cuz they call ye evil and that’s mean!

We ain’t evil! Sometimes, we might eat a little girl or two, but that’s because we’s hungry! Them dark lords we work for, they don’t give us them fancy foods like bread and tings!

Last time, i told à gilly : « i won’t eat ye because ye’s ugly like me. » The gilly cries, so i eats her. See? We ain’t evil! We has a heart too!

Now, they get waaaay too nice with humans i say. A stinking drunken brute with a fur cloak they call a king, an’ bow to salute him too. A spoiled little gilly with a schrieking voice, they call a princiss, an’ treat her like a precious ting. But i had a princiss once, and she wasn’t even good food! All fat, no muscles. Nothing consistent enough to fill an orc’s belly properly. Don’t sound like quality food to me! Farm gillies more healty.

It ain’t good bein an orc, i say! We’s sport for heros, an game for wood elves, an slaves for bad wizids! An none will tell us a good word, cuz ooooooh it soooooo evil to have princiss!

The world ain’t fair, good sir! The world ain’t fair to us poor tings!

 

 

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Je suis l’eau

Je suis l’eau. Je boue sans brûler. Je bulle, et J’écume, et je fume, et je ne sais que couler. Je suis le tourbillon qui danse et la mousse qui monte. Je suis la bulle qui éclate en silence. Je suis le calme effervescent, le lisse dans le mouvement, je suis nectar, puis bulle, puis fumée. Et je monte, je suis plus légère qu’une plume, poussée par les courbes flutées du vent, de nuage en nuage, toujours plus diluée, toujours plus haut, toujours plus grise.

Et je suis la brise. Le souffle, l’inspir qui frôle, qui soulève avec douceur ce qui est léger. Je passe ai creux d’une oreille, dans le coin d’une feuille, sur le duvet d’un oiseau, dans le pétale d’une fleur. Les petites bêtes montent sur mon dos pour glisser dans la soie de l’azur, les lacs se rident d’une caresse de moi. Mon chuchotement subtil lévite un instant en effleurant les peaux, avant de s’évanouir dans les hauteurs, mystérieux et frêle.

Et je suis le ciel. Je suis celui qui voit de loin et de haut. Je suis l’ivresse, le repère, le refuge de l’oiseau. L’immensité placide qui sourit à la lumière. L’oeil qui veille dans le désert. Je suis la matrice des nuages, sans contrainte, sans limite, sans âge. Mes poumons expirent les étoiles, les pollens, et les plumes. Je veille sur le monde et je berce la lune. Et je bois les bruits perdus, les prières qui montent à mes oreilles.

Et je suis le soleil. Je coule, et je fume, et j’écume, et je ne sais que brûler. Dans le noir infini, je suis la chaleur, la lumière, et la vie. Je ne suis qu’explosions, matières en fusion, forces titanesques en ébullition. Je suis, énergie, force vitale, et destruction. Bruyant comme ce qui se consume, et paisible comme ce qui n’est fait que pour se consumer. Immense dans mon petit système, et minuscule dans ma galaxie à la fois. Et des planètes tournent autour de moi.

Et je suis…

– pénible! Ça fait des heures que vous encombrez le spa!

La bulle

Fermez les yeux. Faites une bulle. Ce n’est pas une bulle de savon qui éclate au moindre vent. Ce n’est pas non plus une bulle de chewing-gum qui peut se rouler en boule en vous collant. Faites une bulle, tout ce qu’il y a de plus propre, tout ce qu’il y a de plus sec, et installez-vous confortablement. Ah. J’oubliais : il faut qu’elle soit assez grande pour vous contenir, cette bulle. Ce n’est pas une bulle pour votre sac à main. Ce n’est pas une bulle pour votre tablette. Et de grâce, n’allez pas y enfermer votre chien. C’est comme une bulle d’oxygène, si vous voulez. Mais en mieux : en indestructible, insonorisé. Cette bulle est à vous. Personne ne peut y pénétrer.

Bon. Vous êtes prêt ? On se concentre. Oui, oui. Vous êtes dans le RER. Le trafic est interrompu. Vous êtes collé contre la vitre. Le passager derrière vous a un sac à dos qui est possiblement un sac de randonnée. Oui, il y a aussi une dame, quelque part, qui essaye de calmer un enfant qui hurle. Eh bien, justement ! C’est le moment de la créer, cette bulle. Un petit effort, que diable ! On ferme les yeux, et mentalement, on tend le doigt. L’index, d’accord ? La situation n’est pas une excuse pour avoir l’esprit mal placé. L’index, donc, est le doigt que vous tendez. C’est simple, en fait. Index tendu devant vous, vous tracez une ligne courbe, comme si vous aviez une craie. C’est vrai. Il faut reconnaitre que vous êtes un peu confiné. Imaginez une craie, alors. Elle se déplace toute seule, juste au niveau de votre nez. Elle part de la gauche et va vers la droite. Là, elle rase le cou du porteur de sac de randonnée. Elle continue jusqu’à ce que la courbe soit bien fermée. Insistez bien sur ses contours, que les parois de votre bulle ne laissent rien passer. Normalement, la courbe devenue cercle prend une troisième dimension. Comment ça, ça ne marche pas ? On s’applique ! Concentration ! Votre bulle n’englobe que vous. Rien ne peut vous atteindre. Vous êtes calme, et apaisé.

La lumière du RER vient de s’éteindre, et l’alarme sonne sans qu’il ne se passe rien. Le monsieur au sac de rando s’écrase littéralement contre vos omoplates. Vous pourriez faire un inventaire de ses affaires. L’enfant hurle toujours. Et voilà que votre bulle apparaît et disparait aussitôt, éclatée par toutes ces distractions. Vous n’êtes pas assez entrainé. Essayons de trouver une autre solution.

Vous êtes au Machu-Pichu. C’est un volcan, pas un Pokemon. Au Machu-Pichu, donc. Vous êtes au sommet. Vous voyez, le fonds du cratère plein de lave, comme il bouillonne. C’est comme dans le Seigneur des Anneaux, c’est vrai. Oui, vous pouvez choisir le Mordor si vous voulez. Enfin, vous êtes au-dessus d’un puits de lave incandescente, bouillonnante. Vous êtes sûr de ne pas vouloir être au Machu-Pichu ? Bon, bon. C’est vous le client, après tout. Le Mordor, donc. Jetez un petit coup d’œil mental à votre rame de métro. Vous voyez, le mioche qui hurle ? Vous le voyez ? VLAN ! Vous pouvez l’y balancer ! Le randonneur qui vous colle ? On commence par les chaussures à crampon qui écrasent vos talons. VLAN ! Vous les voyez fondre, avant de couler ? Le sac à dos, maintenant ! VLAN ! Ça a l’air increvable, ces machins, mais ça ne peut pas résister à la lave d’un volcan. Hop ! Hop ! Le bonhomme ! VLAN ! On l’entend hurler : « AAAAAAAAAAAAAAAGH ! » alors qu’il plonge dans la lave bouillonnante. Qui d’autre ? Qui n’en veut ? La dame qui râle, là-bas, au fond ! VLAN !

Vous avez compris le principe. Quand vous aurez fini de vous occuper des gens de la rame, vous pourrez balancer les passagers agglutinés sur le quai qui s’apprêtent à déclencher un pugilat. Vous pourrez étendre aux agents de la RATP. Vous pourrez également balancer leurs caténaires défectueuses. Et ce soir, vous n’hésiterez pas à pousser votre conjoint dans le Mordor s’il ose râler parce que vous êtes en retard pour le dîner.

Papa Soleil et Maman Lune

Un jour, Papa Soleil dit a Maman Lune :

« Nous avons trop d’enfants! Ils ne nous causent que des soucis! »

Maman Lune répondit :

– Si tu le dis, je suis aussi de ton avis. »

-J’ai une idée! Je sais comment nous en débarrasser! Nous allons les manger!»

-Manger ses propres enfants, c’est tout de même bien embêtant.»

-Je mangerai tes enfants!» dit Papa Soleil rassurant:

-Je t’enverrai les miens, et tu feras pareil.»

-Si tu le dis, allons-y.»

Papa Soleil envoya un de ses enfants. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il envoya un deuxième enfant. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il envoya un troisième enfant. Maman Lune le recoiffa, le déguisa, le maquilla, lui mit du sel et du poivre sur la tête, et le renvoya à son papa. Papa Soleil, croyant que c’était un enfant de Maman Lune, le mangea.

Il fit tant et si bien, que quand il fut rassasié, il n’y avait plus d’enfant soleil à envoyer.

C’est pourquoi le jour, Papa Soleil est tout seul dans le ciel, tandis que la nuit, Maman Lune est entourée de ses enfants qu’elle n’a pas mangés. C’est pourquoi aussi, ayant découvert la supercherie, Papa Soleil, de furie, la poursuit.

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Courage, au pays du Grand Chaussette (les petites chaussettes bleues)

« Ignorants ! » hurlait le Grand Chaussette en fureur.

– Oh oui ! Oh oui ! » répondait la foule.

– Êtres inférieurs ! » reprenait il fulminent.

– C’est vrai ! C’est vrai ! » répondait la foule avec frénésie.

– Sous crottes d’écureuil ! »

– Ouais ! »

– Sous crachat de mouche enrhumée ! »

– Ouais ! »

– Sous vomi de moucheron macéré ! »

– Vous avez raison ! »

– Vous ne méritez pas ma présence ici ! Vous ne méritez pas ma sagesse infinie ! Je vous méprise profondément ! Je vous crache à la figure ! Je vous pisse à la raie ! »

– Encore ! Encore ! » scandait la foule en délire.

Le prix de l’entrée du temple avait encore augmenté. Le chevalier Courage revenait tout juste de sa dernière aventure.

« Vous êtes en retard. » remarqua l’aimable guichetier.

– Je combattais un monstre sanguinaire pour sauver le monde, désolé. »

– Ça me fait une belle jambe. Un retard, c’est un retard. Pour vous, le prix est doublé. » sourit l’aimable guichetier de toutes ses dents éblouissantes bien lavées.

Courage paya le prix fort. On le laissa entrer. En se prosternant devant la Chaussette des Chaussettes laissée sur Terre par le Sublimissime comme preuve irréfutable de sa présence vénérée, Courage remarqua que la princesse Fiou-Fiou avait disparu. Cette découverte ne manqua pas de l’alarmer. En sortant du temple, il sut qu’une autre mission l’attendait. Il rassembla Hum Hum, son fidèle écuiller, Miam, son dévoué cuisinier, et Zion, son fier destrier.

« Bon, ben va encore falloir taper le roi. » fit remarquer Miam.

« J’ai pas envie de mourir de faim, moi. »

« QUOIIII ?! » hurla le très honorable roi quand on lui fit savoir qu’on demandait audience. Il fallait le comprendre. Il était occupé à des affaires urgentes : il se passait de la gommina.

« On a enlevé votre fille, très honorable Sire. »

Le roi fronça les sourcils. Il fit appeler sa chère et tendre :

« Femme, vous avez vu Fiou-Fiou ? »

– Rustre, vous savez que je ne lui parle plus. »

– Ah oui, c’est vrai, vous ne parlez plus à personne. »

– Si je puis me permettre, » fit le laquet,

– Votre fille a effectivement disparu. »

– Ah bon ? » dit le roi Çémoi.

– J’avais pas remarqué. » dit la reine Mai.

Le roi bailla, et, donc, très affecté par la disparition de sa fille unique, jeta une bourse au preux chevalier.

« Je veux une rivière de diamants TOUT DE SUITE, SINON, JE HURLE ! » affirma la reine d’un ton autoritaire. On reconduisit les visiteurs à la porte. Il fallait respecter l’intimité du couple royal pour sa troisième scène de ménage de la journée.

dans la bonne contrée du monde à l’envers, à Toc-Toc-Au-Château ville, Lulule, une méchante princesse, tentait d’éduquer son dragon nain. Ce dernier rêvait d’une carrière de danseur étoile à l’opéra enchanté. Ce métier l’attirait d’autant plus qu’au cours de ballet, on lui avait chuchoté qu’il avait du talent et que son tutu rose lui seyait à ravir. Depuis, il avait accroché des pâquerettes géantes à ses narines, et marchait sur la pointe des pieds toutes la journée. Quand il crachait du feu, ses petites flammes roses formaient d’adorables cœurs vaporeux avant de s’éteindre. La pauvre princesse était désespérée.

« Je laisse tomber. » soupira-t-elle épuisée.

Courage, Hum-Hum, et Miam la retrouvèrent effondrée sur le trône. Ils lui expliquèrent l’objet de leur quête.

« On partira ensemble. » dit la princesse Lulule.

-Je vais récupérer mon mari. Vous savez ce que c’est, les princes. Surtout quand ils sont charmants, faut toujours leur courir après. Tenez, je vous fais cadeau de mon dragon, si vous voulez. »

Les compagnons, qui n’avaient pas encore vu la tête du dragon, acceptèrent avec plaisir, et louèrent sa grande générosité. Le lendemain, les trois larons et la princesse s’apprêtèrent à partir.

« Je suis fin prêt ! » chantonna le dragon d’une voix mélodieuse.

-Ah ouais… » souffla Hum-Hum atterré par cette vision.

-Mais qu’est-ce qu’on va en faire ? »

Lulule éclata d’un rire maléfique, et fila comme le vent pour récupérer son prince charmant.

« J’ai mal aux pieds… » grognait le dragon.

-Arrête de marcher sur les pointes ! »

-C’est de l’art, tu comprends pas. »

-Sois artistique en volant, alors. »

-J’ai le vertige, je peux pas. »

-C’est loin ? » grognait toujours le dragon.

-J’ai froid… »

-J’ai faim… »

-Je suis allergique à la poussière… »

-Je me suis cassé un ongle… »

-Je vais attraper un rhume… »

-On peut pas s’arrêter ? »

Et ainsi toute la journée. Les trois compagnons et leur dragon, donc, passèrent par Cool-Mimine, Balais-Sous-Les-Ponts, Cendrière, Sila-Est-Con, et Tuez-Keny. Le ravisseur devait forcément s’y trouver. Les compagnons eurent de la chance. Quand ils arrivèrent, il était 20h00, l’heure des informations à la criée. L’heure idéale pour obtenir des renseignements.

« Un chasseur sachant chasser sans son chien fit sécher ses chaussettes sur une souche sèche. Je répète : un chasseur sachant chasser sans son chien fit sécher ses chaussettes sur une souche sèche. » informait le crieur.

-Excusez-moi… » dit timidement Courage.

-Ah… Ah… On me dit dans mon oreillette… Flash spécial : ce matin, un lapin a tué le chasseur. Je répète : ce matin, un lapin a tué le chasseur. C’était un lapin qui avait un fusil. »

-Excusez-moi… » reprit Courage.

-Je cherche une personne qui a enlevé une princesse dénommée Fiou-Fiou ? »

-Oh, vous parlez de Greu ? » cria le crieur.

-Mais vous ne saviez pas qu’il comptait la sacrifier au Sublimissime à Chaussette Village ? »

Les trois compagnons n’avaient donc plus qu’à retourner d’où ils venaient. Leur crieur put informer les villageois que le lapin en question était recherché pour trafic d’armes. On fit circuler un portrait robot. Sur la place, le dragon dansait.

Dare dare, ils arrivèrent à Chaussette Village, et demandèrent un entretien d’urgence avec le Grand Chaussette. Malheureusement, ils était en pleine cérémonie.

« Vous êtes encore en retard. » remarqua l’aimable guichetier.

hum-Hum l’assomma avec sa massue. Ils n’avaient pas le temps de parlementer. Sur l’autel fleuri, la princesse Fiou-Fiou était attachée à un bûcher, et souriait aux paparazzis avant d’être immolée.

« Mort à Fiou-Fiou ! » déclamait le Grand Chaussette solennellement.

-Mort ! Mort ! Mort ! » scandait la foule.

-Pour le Sublimissime ! »

-Ouais ! »

Courage monta sur l’autel, épée hors du fourreau en hurlant :

« Non ! Vous n’immolerez pas cette vierge innocente, car… C’est mal. »

-Et alors ? » fit le Grand Chaussette en haussant les épaules.

-Ben quoi ? » s’enquit la foule.

Courage détacha la princesse Fiou-Fiou.

« Ah bah non ! » dit la princesse.

-C’est le rôle de ma vie. Je vais quand même pas rater ça ! »

-Si je puis me permettre, » suggéra Hum-hum.

-On veut vous brûler. »

-Mais je serai célèbre. »

-Dans ce cas… »

Pour une fois qu’il avait un public, le dragon ne out s’empêcher de monter sur l’autel pour faire quelque pas chassés.

« Oh, comme il est mignon ! » s’extasia la princesse.

-Quelles pâquerettes magnifiques ! Ce tutu vous sied à ravir, monsieur Dragon ! » Elle résolut :

-Bon je veux bien que vous me libériez, si je peux l’emmener avec moi. »

-Bah voilà, il a une utilité ! », fit Miam.

-Attendez ! » s’indigna le Grand Chaussette.

-Moi, il me faut quelqu’un à sacrifier ! Vous cassez mon effet, là ! »

-Ben oui ! » grogna Greu en enlevant sa cagoule de bourreau :

-J’ai du boulot, moi ! »

– Je veux un diadème en or TOUT DE SUITE, SINON, JE HURLE ! » s’exclama la reine en se tournant vers le roi.

Du coup, tout le monde partit pour préserver l’intimité du couple royal, et la princesse Fiou-Fiou ne fut pas exécutée.Elle emmena le dragon dans son château, où il fit de très remarquées représentations. Après cette expérience traumatisante, le dragon renia la Chaussette des Chaussettes, et se laissa enrôler dans la secte du Tout-Va-Bien, où ils étaient pour les fleurs, contre la violence, et les ongles cassés. Courage, Hum-Hum et Miam décidèrent d’être athée. La reine finit par obtenir sa rivière de diamants et son nouveau diadème en or. Lulule ramena son prince charmant par la peau des fesses à la maison. Le lapin meurtrier fut retrouvé, jugé, et écroué. L’aimable guichetier monta un syndicat. Le roi discuta avec le Grand Chaussette des candidates pour le prochain grand sacrifice, et laissa entendre que sa femme devrait être en tête de liste.

Procès d’un chien

Dans la Myriade Enchantée, chaque village avait ses trois Bulles : la Bulle métaphysique blanche, la Bulle politique noire et rouge, et la Bulle de justice, transparente, en général. Dans le Village des Colombes, dans la Bulle centrale du grand château de verre, un procès avait lieu. Sa Transparence, le grand juge du village, avait revêtu une invisibilité de circonstance. Les maîtres Chéréson et Tator avaient préparé leurs arguments. Les témoins s’étaient pomponnés pour l’occasion. On avait déployé le tapis infra-rouge pour les invitées d’honneur, des personnalités universellement connues en tournée pour la campagne électorale de la Reine des Princesses. Solennellement, tous avaient prit place.

« Accusé Wouf, à la barre, s’il vous plait. »

L’accusé Wouf fit un pas en avant, et se cogna le nez contre la barre de verre. Les jurés, Mia, Mieu, Myi, Mio, Miu, et Myigrec, se toilettaient en coeur avec leur patte, et ajustaient leur monocle sur leur nez.

« Vous êtes accusé d’avoir commis un acte d’une extrême violence sur la personne de l’innocent petit chat Miou, en le mordant derrière les oreilles. La victime réclame réparation pour sa terrible blessure, que l’expertise a révélé faire au moins 2 millimètres de longueur, un millimètre et demi de large, et atteindre au moins la profondeur d’un quart de millimètre. »

– Myi ! Myi ! » s’écrièrent les jurés indignés :

– Miéchant Wouf ! Miettez-le au cachot ! »

Le fait était qu’on ne pouvait pas contredire une expertise formelle au miroir magique. Il y avait bien eu morsure. Les dommages causés à Miou étaient indéniables. Maître Chéréson prit une grande inspiration, et dit d’un souffle :

« Votre Transparence, messieurs les jurés, l’accusé Wouf, de la race CANINE, avait AVANT cet incident terrible certaines tendances à l’agressivité. J’en veux pour preuve l’OS, pièce à conviction de 5 centimètres de longueur et d’un de large que nous avons trouvé dans la forêt du château de son maître. »

– Myi ! Myi ! Myisérable ! » s’écrièrent les jurés.

« DE PLUS, au risque de décourager mon… Hum hum… CONFRÈRE, je tiens à souligner que l’accusé en question a pour cousins éloignés une espèce qui nous donne à tous la chair de poule : LES LOUPS, Votre Transparence et messieurs les jurés. Vous avez bien entendu : monsieur Wouf ici présent à pour relation, que dis-je pour FAMILLE, les plus redoutables créatures de notre juridiction. »

– Myiiiiiiiiii… »

Les jurés hérissaient les poils d’horreur. On eut dit la pièce remplie d’électricité statique. L’accusé Wouf, qui avait un très bon odorat, sentait très mal cette affaire. Maître Tator s’exclama :

« OBJECTION, Votre Transparence ! Maître Chéréson, mon hum hum… confrère à TORT, si je puis dire, de violer par ses propos l’article 4 milliards de la section hirondelle du Grand livre des Bulles. L’article en question, si je ne m’abuse, interdit toute discrimination espéciale dans la Myriade Enchantée. De plus, je tiens à souligner que les loups sont des cousins ÉLOIGNÉS de mon client. J’en veux pour preuve le fait qu’il ait été DOMESTIQUÉ par un prince de bonne réputation. J’appelle le prince Rayonnance à la barre. »

Rayonnance fit un portrait des plus flatteurs de son chien Wouf : non, il n’avait jamais eu de problème avec ce chien. Il était de bonne compagnie, correctement docile, malgré quelques écarts de gourmandise, d’où l’os du jardin, supposait-il, mais il n’avait plus à le réprimander pour autre chose. Wouf était un bon chien, un anti loup, un agneau, pour ainsi dire.

Maître Tator était satisfait. Il s’appliqua ensuite à dresser un portrait des plus défavorables de la victime, portrait qui fut copieusement hué par les jurés.

Maître Chéréson rappela à l’audience que le pauvre Miou était la victime de cette violence sauvage et non l’accusé dans cette affaire. Puis, il appela Cruella Denfer à la barre, une honnête commerçante de l’industrie textile du village des Colombes, qui dénia le portrait infâme que l’on faisait de son petit Miou, innocente victime de la barbarie de ce Wouf sans coeur. Elle parla en termes élogieux de son petit Miou, et affirma avoir vu de ses yeux le forfait terrible, ce à quoi les jurés ne purent s’empêcher de s’écrier :

« Myisérable ! Punissez-le comme il le miérite ! »

Sa Transparence jugea que ni les dires de Rayonnance ni ceux de Cruella n’étaient impartiaux. Il demanda l’avis suprême des invitées d’honneur.

Cendrillon se leva bien vite, se mit devant l’audience, et soupira avec emphase :

« Pauvre petit Miou ! »

Ce après quoi elle s’évanouit pour montrer l’intérêt qu’elle portait à l’affaire. On se précipita sur le corps inanimé de Sa Grâce Fragile, et on la porta dans un coin pour l’éventer.

Puis, Blanche Neige se leva et se mit devant l’audience à son tour. Elle aurait bien voulu défendre Miou, mais la place était déjà prise. Elle examina la blessure, et dit doucement :

« En tout cas, ce n’est pas une morsure d’animal sauvage. Je puis vous me dire avec certitude car j’excellais dans le cours d’élite comment vivre au milieu de la forêt sans se faire agresser par les animaux sauvages. Ma… Hum hum… Consoeur ici présente n’a suivi que le cours comment rester humble et digne avec une belle-mère et des belles soeurs maléfiques... »

Cendrillon se réveilla d’un coup, et dit de sa voix claire :

« D’ailleurs, si vous votez pour moi à l’élection de la Reine des Princesses, le divorce sera bientôt instauré dans Cendrillonland, Blancheneigeland, et bientôt dans toute la juridiction. »

– Blancheneigeland est MA métropolis, espèce de pomme venimeuse ! » s’insurgea Blanche Neige.

– Votez pour moi ! Pas pour cette usurpatrice ! »

– Tu veux que j’te balance ma chaussure de verre dans la figure ?! »

– Viens ! Viens te battre ! J’te prends maintenant, là, quand tu veux ! »

Blanche Neige crêppa littéralement le chignon de Cendrillon, Cendrillon arracha sans ménagement le beau ruban de satin rouge de Blanche Neige. Elles se roulèrent par terre dans la cohue générale, se tirant les cheveux, se griffant, se mordant, s’arrachant mutuellement leurs jolies robes très chères, tant et si bien, que sa Transparence dût intervenir, et les faire traîner de force au catch dans la boue-pas-trop-sale pour princesses qui était prévu pour ce genre d’incident malheureusement fréquent. La moitié de l’audience partit pour les voir se battre.

Après les lumières apportées par Ses Grâces Fragiles, les jurés décidèrent que Wouf était coupable. Sa Transparence allait trancher, lorsque maître Tator usa de son truc de dernière minute qui marchait malheureusement peu souvent : il attrappa un pan de la blessure a l’oreille de la victime, et… Il se trouva que cette fois, il avait raison : la blessure était fausse. Lorsqu’on se tourna vers le miroir magique, il répondit :

« Vous m’avez demandé les dimensions de la blessure, pas si c’était de la peau ou du plastique… »

On passa bientôt à l’affaire de madame l’Oie, qui niait avoir des dettes de jeu. Veaux, vaches, cochons, et poulets entrèrent dans la salle.

La puce critique – Harry Potter

Bonjour ! Aujourd’hui en bonne voie dans mon tome 7, je vous fais mon retour sur Harry Potter.


Résumé :
Harry Potter est un orphelin qui vit avec son oncle, sa tante, et son cousin dans un placard (pas les autres! Lui, hein?!). Le jour de ses 11 ans, il découvre qu’en fait, il est un sorcier, qu’il est riche et célèbre, et qu’il est d’office accepté dans une école de magie prestigieuse. Il profitera bientôt de son nouveau statut (et du favoritisme évident dont il bénéficie) pour oublier totalement le sens du mot DISCIPLINE et s’attirer des ennuis. Il est suivi dans ses aventures par une jeune fille admirablement raisonnable, étant donné les mauvaises influences dont elle s’est affublée, et d’un jeune garnement aussi tête brûlée que lui. Un jeune homme de bonne famille (certes un peu snob et légèrement molduphobe sur les bords) et un professeur clairvoyant (qui souffre d’un déficit de popularité) tentent d’alerter les autorités. Mais de toute évidence, le directeur de l’école tient à ce que ses élèves se mettent en danger.
Oh, il y a cette histoire de mage noir qui a tué les parents de notre héros, et qui compte bien revenir pour l’assassiner, mais EST-CE une raison pour traîner la nuit dans les couloirs, ce qui est parfaitement contraire au règlement?! Je ne pense pas, nan!


Retour :
J’ai adoré adorer : Hermione Granger, et le professeur Rogue (qui selon ma théorie personnelle, a EN FAIT décidé de s’enfuir de cette école de fous à la fin de l’œuvre, et coule présentement des jours paisibles à Paris, à Notre Dame, précisément, où il y a un passage entre deux gargouilles vers un donjon sombre et mystérieux tout à fait à son goût. Il écoute du death métal sorcier, lit beaucoup, et boit du rouge).


J’ai adoré détester : Dolores Ombrage (selon ma théorie personnelle, c’est ELLE qui a jeté un sortilège de Feudeymon à la cathédrale : elle déteste le death métal).


M’a tenu en haleine : la propension hallucinante de ces gamins à risquer leur vie à tout bout de champ.


M’a barbé au plus haut point : le Quidditch! Le titre de la franchise aurait dû être : « Hermione Granger trouve encore la solution! Mais… Oh! Harry Potter, sur un balais! »


J’ai apprécié : le style qui suit la maturité des personnages, et la description si juste de l' »esprit ado ».


J’ai moins apprécié : trop de quidditch n’a malheureusement pas tué le quidditch. Pourtant, à ce niveau de quidditch, le quidditch aurait dû trépasser. Mais non! Le quidditch est immortel! Le quidditch est indestructible! Le quidditch renait constamment de ses cendres, comme le phoenix! 150 points en moins à Griffondor, pour la peine!